une gente contribution au Tresorus de la poésie françienne
Tel hóros(2) fabuleux, tel chevalier du vit(3)
Vous cherchez pour Sarko un totem amoindri,
Vous pourrez renfiler la métaphore de vie,
Enfin ayant reçu le règlement suivi,
Duc de Chavannes Bogis, vicomte de Versoix
Jouez hautbois, résonnez musettes!
A ces charmes passés, présents et à venir
Jouez hautbois, résonnez musettes!
Son allure claudicante est d’une grâce infirme
Jouez hautbois, résonnez musettes!
Comme un vol de gerfauts loin du charnier natal
Jouez hautbois, résonnez musettes!
Sa chevelure ourlée met le peigne en colère
Jouez hautbois, résonnez musettes!
de
Océane Brisemoule, née Foutriquet du Poulpe
DE AU SIEUR DE PAMPIGNY
Sous votre plume céleste ont à ce jour surgi,
Ô combien de portraits, visions(1) satiriques,
De votre esprit caustique, ô très cher Pampigny
Irradient l’univers et fauchent politique !
Vous combattez le vice, la mollesse et la tique
Le bailli renégat(4), le député honni,
Sont flingués de haut vol, au bout de votre pique !
Aux fins de débuter une geste homérique :
Trouvez ici, cher Sire, le vocable requis
En nommant cet oiseau du doux nom de BERNIQUE.
Railler le président et toute république,
Exceller en bons mots que nul n’aura compris
Et achever une œuvre bien vareuse mais t-unique(5).
Trouvez, divin aède, dans cet essai cynique,
Le fol remerciement d’une plume ennemie(6)
NVOI(7)
Baron de Montricher, Marquis du Mollendruz
Vous fûtes le phénix du caquelon vaudois
L’armailli « Tire le gnu »(8) de l’emmental fondu
NOTES
p.m.: les origines helvétiques du sieur de Pampigny
Pampigny en 1909
a polémique fait rage et les attaques se font plus basses !
(Atteint d'une sciatique au cervelet senestre, le sire de Pampigny fait savoir au peuple Sélénide,
qu'il se réservait la possibilité d'une réponse jupitérienne, dont l'éclair aveuglant rendra les sourds, muets, les chauves, souris
et les sardines à l'huile).
Le Sire de Pampigny à fort peu d’avenir
Dans les lettres il compose avec peu de talent
Lais, comptines, fabliaux et romans
Ses œuvres prolifèrent dans un flot ennuyant
Sa plume sème au vent des pochardes ronflantes
Qui rajoute au maintien et conforte Apollon
Dans le choix qu’il a fait de l’avoir pour diasyrme
Eludant l’objection du besoin d’un brouillon.
Fatigué de mirer, il zieute l’univers
Mais reste dépendant de besicles aux gros verres
Prestement découpés du fond d’un vieux bocal
Pour démêler à l’œuf ce qui était crinière
Dont il ne reste rien pour orner un cimier
Pas même un poil podagre pour parer un pluvier.